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5 novembre 2015

Un cri d’alarme lancé par Serge Arthus


SIMO / SPS / GLPIPA / PSB / EUROSTUDIO / STUDIO CARNOT / TELETOTA / POST MODERN / DOVIDIS / AUDITEL / DURAN / VDM / SIS / AUDIS DE JOINVILLE / AUDIS DE BOULOGNE / DIGISON ……

JACKSON / DIGIMAGE

Voici une belle liste d’auditorium, autant de magnifiques noms de studios où ont été montés et mixés de très nombreux films non moins prestigieux.
Quelques uns ont changé de nom, mais vous pensez bien que ce n’était pas par plaisir mais bien parce qu’il le fallait afin de consolider la reprise. Des techniciens, des personnes qui ne sont pas des banquiers mais des amoureux du métier, ont voulu préserver des outils indispensables pour la postproduction sonore des œuvres cinématographiques. Des « fous furieux », comme souvent ils ont été appelés, qui se sont personnellement et lourdement endettés afin de continuer de nous offrir des structures dignes de tous ces noms mythiques. Tous ces noms que l’on peut citer comme on le ferait lors d’un appel aux morts durant une commémoration. Tout ça pour ça ….. Pourquoi ? N’ayons pas peur des mots car ils sont bien le reflet de cette hécatombe. C’est l’économie dans tous les sens du terme, mais entendez bien par là une économie moderne, le « LOW COST » ……. Et bien oui, ce qui tue toutes nos structures audiovisuelles c’est bien la guerre des prix due aux crédits d’impôts des pays adjacents qui poussent tous les studios a pratiquer des prix de plus en plus bas afin de pouvoir juste travailler un peu et subvenir au moins aux salaires du personnel. Il est facile alors d’aller de studio en studio avec le devis du concurrent en poche afin de décrocher un tarif encore plus bas, et ainsi de porte en porte faire descendre les prix en dessous du seuil de rentabilité. Le « LOW COST » le « COÛT BAS » devient maintenant le « COUP BAS » et guide nos studios sur une pente fatale.
Posez-vous la question : Est-ce que vous travailleriez encore si l’on vous payait quatre fois moins cher ? Je pense que non, que vous préféreriez être au chômage plutôt que de travailler à ces conditions ….. Malheureusement, il n’y a pas de chômage pour les studios, quand ils ne travaillent pas, il n’y a pas d’ASSEDIC ou de subvention pour palier aux manques à gagner.
Le coût d’un studio c’est : les salaires, les charges, les crédits et leasing en cours, le loyer, la provision pour le matériel dont l’obsolescence est de plus en plus précoce, la provision pour les périodes creuses…. Comme pour les hôtels de la riviera, il y a une haute et une basse saison, le tarif plein vient couvrir le tarif creux…. Pour les studios il n’y a que 4 mois pleins, novembre, décembre et mars, avril, le reste de l’année c’est 30 % de remplissage. Malheureusement tout le monde veux travailler à la période pleine, avec tout le confort et sans argent. Essayez donc d’aller en vacances en pleine saison sur la côte d’Azur dans un hôtel avec un budget d’arrière saison, c’est camping assuré et pas en 4 étoiles, et c’est là que vient se placer le « LOW COST » avec le strict essentiel.
Les banques servent à financer un projet, les studios servent à le concrétiser, mais pas l’inverse.
Si chacun fait son travail et respecte les règles et usages, nous n’aurons pas besoin d’aller chercher les prestataires de services à l’étranger pour la postproduction française, nos structures seront toujours là pour nous. Sinon …… Welcome to Another Country.
Préservons ce qui fait encore partie de notre patrimoine culturel et restons solidaires avec celles et ceux qui prennent des risques importants pour garder nos outils de travail et de passion.

Serge ARTHUS

1 commentaire pour Un cri d’alarme lancé par Serge Arthus

  • Merci Serge Arthus pour ces lignes criantes de vérité, j’espère juste que quelqu’un réfléchira profondément à ce que tu dis…
    Je suis extrêmement bien placé pour te confirmer l’ensemble de ta réflexion, mais le pire reste à venir…
    Non, non, pas parce que je suis pessimiste, non, au contraire, mais juste parce que à force d’avoir joué tellement au cons, et après de tels résultats négatifs dans la branche, après autant de ratées et de dérapages, les banques ne suivront plus…
    Les banques ne veulent même plus ouvrir un dossier d’un prestataire de post-prod…
    Pour les banques l’effet « paillettes » du cinéma et de la télévision s’est envolé…
    Comme beaucoup d’entre vous je n’aime pas les banques, mais pour monter des projets nous avons cruellement besoin d’eux, pour nous financer le matériel, les auditoriums…
    Quand je regarde le cout d’une petite AVID S6 FULL avec 24 faders, un ProTools et uniquement 2 PlugIn en arriver direct à 200.000 € comment faire ?
    Comment faire pour financer un outil plutôt destiné à la télévision à hauteur de 200k sachant que derrière il vous faut « le lourd » c’est à dire l’auditorium, l’acoustique, l’installe, câblage, clim, le loyer (surtout à Paris), coût de la structure, entretien, consommables et le salaire du personnel permanent ?
    Et comme tu le dis si bien: – et les périodes creuses ? Comment gérer les périodes creuses car une société cotise aux ASSEDIC mais elle n’a pas le droit à des indemnités, ni son personnel permanent…
    En plus, faut pas oublier aussi que très régulièrement le matériel change, s’optimise, mise à jour, faut acheter la dernière version etc…
    Pourtant il y a des beaux scores au box office cinéma comme en télévision d’ailleurs…
    Mais, à force de nous défoncer… voilà le résultat… la belle exception française… c’est triste surtout quand tu apprécies ce beau monde autour de nous, qui ne regarde que… leur nombril, leurs intérêts, sous une hypocrisie grandissante, le « BOBO » de ce beau monde de l’audiovisuel français…
    Le jour où, dans la plus grande discrétion, « ils » ont décidé de descendre les salaires des Ingénieurs du Son et des Bruiteurs sous l’aspect des économies stupides, pour en faire des nouveaux SMICARD-E-S, au moins eux ils ont réussi à se réunir et essayer de négocier… de s’opposer, de refuser…
    Nous, les prestataires… RIEN… ni le CNC, ni la FICAM, rien… rien du tout…
    Dés que j’aborde concrètement le sujet cela dérange tous le monde…
    Mais bon, à force, très bientôt nous allons tous en dehors de la France… non, pas en vacances, mais pour travailler…
    Bref mon Serge, le sujet et particulièrement vaste mais surtout sensible et presqu’en fin de vie… Bien [arobase] toi, [arobase] vous, Cristinel Sirli

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